Chronologie de la biographie de Jongkind

Éléments clés de sa biographie

Naissance de Jongkind

1819 – jeudi 3 juin à 16h30
Johan Barthold Jongkind naît à Lattrop aux Pays-Bas. L’année suivante, la famille s’installe près de Rotterdam.

1835
Johan Barthold Jongkind abandonne les études et devient clerc de notaire.

1837
Un an après le décès de son père, Johan Barthold, convainc sa mère de sa passion: il quitte
le notariat pour le dessin et la peinture et s’inscrit à l’Académie des Beaux-Arts de la Haye.

1838 à 1843
A La Haye, il est apprécié par son professeur, le grand peintre paysagiste, Andreas Schelfout.
Son ami Charles Rochussen le met en contact avec le secrétaire du Prince d’Orange –
futur Guillaume III, roi des Pays -Bas – grand collectionneur de peintures.

1845 – 17 novembre
Inauguration à La Haye de la statue équestre de Guillaume le Taciturne. Jongkind rencontre le peintre français Eugène Isabey qui l’invite à fréquenter, comme élève, son atelier parisien.
Le Prince d’Orange accepte de lui financer des cours de français et lui octroie une rente mensuelle
pour subvenir à ses besoins dans la capitale française.

1846 – 1847
Jongkind part pour Paris et entre à l’atelier d’Isabey. Voyages en Normandie et en Bretagne.

1848 à 1855
Jongkind participe pour la première fois au Salon de Paris puis reçoit la médaille de troisième
classe en 1852. N’obtenant plus de récompense officielle et criblé de dettes après avoir profité
des plaisirs de Paris, il repart aux Pays-Bas en 1855 et s’installe à Rotterdam.

1856 – 1859
Jongkind effectue de brefs séjours à Paris et rencontre Courbet, Millet ou Corot. Il expose à Dijon puis à Paris.

1860 – 7 avril
Afin d’apurer les dettes de Jongkind et financer son retour en France, près de 90 artistes
(dont Isabey, Corot , Théodore Rousseau, Cals …) vendent chacun au moins une œuvre
aux enchères.

1860 – mai
Jongkind s’installe à Paris. Dans la galerie de Pierre-Firmin Martin, il rencontre
une compatriote éprise de peintre, Joséphine Fesser qui ne le quittera plus.

1861
En compagnie de Joséphine, il rend visite au mari de cette dernière, Alexandre Fesser,
cuisinier à Nevers.

1862
A l’occasion d’un nouveau voyage en Normandie, et notamment à Honfleur, il se lie d’amitié avec
Eugène Boudin et le jeune Claude Monet. Au cours des années qui suivent, Jongkind se rend
régulièrement, l’été, à Honfleur et en Normandie.

1871 – 1872
Dans son appartement parisien, Jongkind voisine désormais avec Cézanne ou le sculpteur Philippe Solari. Emile Zola leur rend souvent visite et écrit un article très élogieux sur Jongkind.

1873 – Fin août
Jongkind et Joséphine Fesser rendent visite à Jules Fesser alors au service du marquis de Virieu,
au château de Pupetières, en Dauphiné. Jules, qui avait épousé Pauline, la fille de l’intendant du château,
avait succédé à son père Alexandre parti se retirer à Nevers en 1871.
A peine arrivés en Dauphiné, ils partent à la découverte du Sud-Est de la France.

1874
Jongkind et Joséphine effectuent un dernier séjour estival en Nivernais. Puis ils se rendent en Dauphiné
où ils séjourneront désormais quand ils ne seront pas à Paris. Ils s’installent chez Jules et Pauline Fesser
dans une petite maison surplombant le château de Pupetières.
Jongkind commence à parcourir la campagne avoisinante et à peindre les paysages de la vallée de la Bourbre.

1875
Alexandre Fesser décède en mars. Pendant l’été, Jongkind et Joséphine séjournent en Dauphiné.
Ils vont à nouveau à Grenoble, mais aussi à Chambéry en Suisse.

1876 – 1877
Jongkind et Joséphine passent l’hiver à Paris et dès les beaux jours, partent en Dauphiné.
Il aime aussi à se rendre à Lyon avec Joséphine et devient un habitué de la célèbre “Brasserie Georges”,
tout en ne dédaignant pas de fréquenter les guinguettes des bords de Saône.

1878
Jules Fesser abandonne son emploi de cuisinier à Pupetières et s’installe comme photographe à
La Côte Saint-André. Il achète la Villa Beauséjour où il héberge sa mère et Jongkind, leur ménage
un atelier et installe son propre studio photographique.

1879 à 1880
Jongkind passe, avec Joséphine, son premier hiver en Dauphiné. La Côte Saint-André et la plaine
de Bièvre sous la neige lui inspirent de nombreuses aquarelles et huiles.

1882
Le marchand d’art parisien, Détrimont, organise une exposition consacrée à Jongkind lors que
celui-ci est toujours en Dauphiné. De grands critiques, tel Edmond de Goncourt, saluent l’influence
de l’artiste sur l’évolution du paysage dans la peinture et sur le mouvement naissant de l’impressionnisme.

1883 – 12 au 14 avril
La collection de Théophile Bascle – grand collectionneur bordelais – composée de 82 huiles
et 21 aquarelles de Jongkind est dispersée lors d’une vente aux enchères. Ces œuvres atteignent des cotes très élevées.

1885 – 21 juin
En hommage à Hector Berlioz, la municipalité de La Côte Saint André fait apposer une plaque sur sa maison natale. Jongkind, manifestement impressionné, en prend note dans ses carnets.

1886 – février
Jongkind s’intéresse à nouveau à Berlioz en découpant l’article que Le Petit Dauphinois consacre à la pose d’une plaque commémorative sur l’immeuble parisien où le compositeur est décédé en 1869.
Il continue à peindre les environs de La Côte Saint André.

1887
Jongkind et Joséphine passent exceptionnellement de longs mois à Paris. Préoccupé par sa santé,
Jongkind consulte plusieurs médecins dont les recommandations de modération à l’égard du vin et
“des liqueurs fortes” resteront lettre morte.

1888
Jongkind et Joséphine séjournent longuement en Dauphiné. Ils se rendent souvent à Grenoble,
où Jongkind aime visiter le Musée de Peinture.

1890 – 28 septembre
La municipalité de La Côte Saint André inaugure avec faste, une statue à la mémoire de Berlioz.
Jongkind est furieux de ne pas figurer parmi les invités, mais les officiels craignaient son comportement de plus en plus “ curieux” en public, sous l’emprise tout à la fois de son vieux délire de persécution, et d’abus d’alcool récurrents.

1891 – 2 février
Jongkind envoie, depuis Saint-Egrève, une ultime lettre à Pauline Fesser “ dites que Jules vient tout
de suite à l’hôpital Saint-Robert. Depuis que je suis ici, les surveillants disant vous-même doivent venir me voir”

1891 – 9 février
Jongkind décède à 9h15, d’une démence sénile et d’une hémorragie cérébrale. Il est inhumé le 11 février à La Côte Saint-André. Relatant la cérémonie des obsèques, Jean Celles – directeur de l’école laïque, peintre amateur et grand ami de Jongkind – écrit un émouvant hommage posthume dans une publication locale.

1891 – 23 novembre
Joséphine Fesser décède à son tour. Elle repose aux côtés de Jongkind à La Côte Saint-André.