Il sera question de rapport au temps autant qu’à l’espace, de la façon dont le paysage en tant que force agissante vient recouvrir l’histoire, entre deuil et oubli. Il sera question aussi, de la manière dont le paysage s’est imposé, tel un témoin, pour dire notre époque dans ses aspirations comme dans ses crises, ses utopies comme ses inquiétudes. Le paysage, aujourd’hui, n’est pas qu’une affaire de genre pictural comme il le fut autrefois. En photo, en sculpture, en vidéo comme en peinture, des artistes tentent de donner forme à notre histoire : notre histoire dans le paysage.
Onze sections chrono-thématiques structurent cette exposition : Nymphéas pour l’histoire, Paysages en guerre, Pays, paysage, Abstraire la nature, À l’origine, Paysages intérieurs, Passé, présent, futur, Local, global, total, Après l’histoire, le paysage, Paysages de l’Anthropocène, Paradis perdus ? Ce sont les étapes d’une traversée, les chapitres d’une histoire de notre siècle, dont la mémoire repose dans le paysage.