L’art au service de la paix : le regard singulier d’un collectionneur
Visionnaire guidé par une curiosité insatiable et un goût affirmé pour l’innovation picturale, Oscar Ghez s’est intéressé à des artistes encore peu reconnus à son époque, devenus plus tard de grands noms de l’histoire de l’art moderne. Très tôt, il a mis en lumière des femmes peintres comme Suzanne Valadon (Nu au canapé rouge), Tamara de Lempicka (Perspective) ou Marie Bracquemond (Sur la terrasse à Sèvres), anticipant de plusieurs décennies la redécouverte actuelle de ces créatrices longtemps invisibilisées. Guidé par une conviction humaniste – « l’art est un langage universel » –, il a aussi rendu hommage à de nombreux artistes juifs ayant péri durant la Shoah, en faisant don de 137 de leurs œuvres à l’Université de Haïfa en 1978.