Virieu

Lutrin 8

Étape 8 au hameau de l’Homnézy

Où ?

Depuis le château, commercer à descendre vers le village de Virieu. Bien avant de revenir à la place du Trève, à environ 200 mètres, prendre la première rue à gauche (rue du haut-Virieu), puis, à environ 400 mètres, la première rue à gauche (chemin de l’Homnezy). Après une montée en forte déclivité, le lutrin est à droite, devant des bâtiments agricoles.

L’illustration :

Huile sur panneau (1877)

Le lieu :

Le hameau de l’Homnezy offre un magnifique panorama sur les contreforts du Jura et… sur le château de Virieu ! Depuis des siècles il est le centre d’une importante activité agricole et Jongkind n’a pas manqué de croquer un paysan avec son chien et ses bêtes. C’était certainement là le spectacle qui lui était offert chaque fois qu’il venait planter son chevalet au hameau.
Jongkind a pris plus de liberté artistique avec l’un des bâtiments qu’il fait figurer sur la gauche de son tableau. Il s’agit en effet du château de l’Epinay, situé sur la colline de l’autre côté de la vallée de la Bourbre, sur le territoire de la commune de Blandin. On ne peut l’apercevoir si l’on regarde le château de Virieu selon l’angle choisi par Jongkind mais ce dernier a, plus d’une fois, inclus des bâtiments dans le champ de ses œuvres.

Le lieu et Jongkind :

Depuis le hameau de Mallein où il résidait, Jongkind ne choisissait pas la facilité en se rendant au hameau de l’Homnezy avec son pliant et un minimum d’équipement pour dessiner sur place. Au-delà de la distance, il fallait aussi compter avec les pentes parfois abruptes des coteaux qui longent la vallée : le hameau lui-même est à 600 mètres d’altitude ! Mais c’est un exemple parmi beaucoup d’autres de la volonté de Jongkind de choisir les meilleurs points de vue, au prix parfois d’une marche un peu pénible. Très souvent, il se faisait accompagner dans ses expéditions par un animal : une perdrix, une tourterelle (qu’il emmènera même dans le Midi ou en Suisse) et, très fréquemment, un mouton. Ces étranges compagnons, ajoutés à la haute silhouette et au grand chapeau de Jongkind ne pouvaient qu’attirer le regard des paysans et des enfants qu’il rencontrait.