Dans les années 1890 avec les séries comme Les cathédrales, Les meules, Les peupliers, le peintre révèle une démarche proche de la dissection du temps, jusqu’au testament final des Nymphéas qui résout cette difficulté insurmontable de la fragmentation dans la série pour se fondre dans le continuum.
Une sélection de près de quarante peintures de Monet provenant principalement des collections du musée d’Orsay et du musée Marmottan Monet, mais aussi de prêts de collections publiques et privées françaises et internationales, permettra de souligner ces différents moments en s’attardant plus particulièrement sur le cycle des Nymphéas. Sous cet angle inédit et avec un regard distancié convoquant différents champs de recherche, l’exposition proposera de réexaminer une œuvre dont, cent ans plus tard, la portée reste plus que jamais fondamentale.